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Mercredi le 16 novembre dernier, était déposé à l’Assemblée Nationale, le rapport d’évaluation du projet pilote pour l’implantation des radars-photo. Voici en quelques lignes, quelques recommandations du rapport et nos commentaires sur le sujet.

Première constatation : les radars-photo sont là pour rester; non seulement rester, mais aussi augmenter! C’est le principal constat fait par le ministère des Transport lors du dépôt de son rapport sur le projet
pilote.

Une des recommandations qui a été faite, est d’implanter principalement les nouveaux radars-photo dans des zones à haut risque d’accident. Le projet pilote avait à la base ciblé ces endroits pour les 15 appareils implantés. Le ministère nous martèle d’ailleurs avec des statistiques à l’appui, que les accidents ont diminué dans les zones où les radars-photo ont été utilisés. Il nous vient tout de suite deux commentaires à ce sujet.

Premièrement, les zones ciblées, où semble-t-il les accidents étaient nombreux, ne mentionnent pas les raisons pour lesquelles ces zones étaient à risque. Était-ce parce que les conducteurs circulaient trop rapidement ou tout simplement parce que la zone elle-même, c’est-à-dire sa configuration, était dangereuse?

De plus, si les accidents ont diminué dans les zones où étaient placés les radar-photos, qu’en est-il des zones juste avant et après? L’effet « kangourou » où les conducteurs ralentissent juste avant et accélèrent tout de suite après avoir quitté la zone d’influence de l’appareil? Pas un mot du ministère là-dessus.

 

Une deuxième constatation du ministère est à l’effet que les radars-photo sont rentables. Le projet pilote a rapporté 20 millions de dollars pour les 15 appareils installés durant le projet. Le rapport indique à plusieurs reprises, et les parlementaires en n’ont fait plusieurs fois mention,  à l’effet que les radars-photo ne doivent pas servir de « machine à cash » pour le gouvernement, mais doivent d’abord veiller à la sécurité sur les routes. Mais, qu’en est-il vraiment?

Une des choses à savoir, c’est que les coûts d’exploitation de ces appareils sont très élevés et pour citer quelques exemples :

  • Ce sont des policiers ultimement qui émettent les contraventions.
  • De plus, des normes réglementaires sévères d’entretien des appareils doivent aussi être appliquées.

Il en a coûté presqu’autant les opérés que ce qu’ils ont rapporté. De plus,  un seul des 15 appareils (celui situé sur le boulevard Décarie à Montréal) a rapporté près de la moitié des revenus des 14 autres radars-photo réunis! Si l’on exclut cet appareil de l’équation, le projet devient nettement déficitaire! Mais pourquoi avoir choisi ce site sur Décarie, alors que cette zone est très peu à risque pour les accidents? Aurait-on choisi cet emplacement pour évaluer la possibilité de rentabilisé des secteurs très lucratifs pour le gouvernement? Pour permettre au projet pilote d’afficher un bilan de rentabilité positif? Les parlementaires
nous mentionnent qu’il est primordial que les radars-photo ne deviennent pas des « machine à cash » pour le gouvernement et que c’est la sécurité routière qui prime. Pourquoi alors, le ministère des Transports a-t-il fait refaire le pavage de la chaussé dans la zone précisément du radar-photo le plus rentable de tout le Québec? Peut-être afin de s’assurer que la route bien plane et sans nid-de-poule permettant de belles photos claires et nettes!

Le rapport mentionne également que pour l’évaluation des coûts, les frais de contestation devant les tribunaux ne sont pas prient en compte! Ben voyons! Facile de parler de projet rentable si l’on exclut quelques
dépenses n’est-ce pas?

Beaucoup d’interrogations et de demi-vérités avec ce rapport et ces recommandations. Nous suivrons le dossier pour vous.

Publié le mercredi, 23 novembre, 2011 , Non classé

Les sanctions de la conduite pour alcool au volant; pas sévères?

 

Souvent, la perception des gens à l’encontre des sanctions pour les conducteurs reconnus coupables de conduite avec les facultés affaiblies, est à l’effet que ces dernières ne sont pas suffisantes.

Au Québec, deux organismes régissent et sanctionnent les conducteurs fautifs : Le Code Criminel Canadien (Juge) et la SAAQ.

Voici le portrait général de l’ensemble des sanctions et conséquences qui attendent la personne reconnue coupable de conduite pour alcool au volant. Dans notre exemple qui suit, l’on tient compte de la plus petite accusation de conduite avec les facultés affaiblies et par conséquence des plus petites sanctions.

Il s’agit du cas d’une personne condamnée pour la 1ère fois. Elle n’a aucun facteur aggravant et un taux d’alcool compris entre 0.08 et .160 mg.

 

Les sanctions : (De façon générale)

Code Criminel (Juge) :

1. Perte du permis de conduire pour un an (droit d’office d’obtenir un anti-démarreur éthylomètrique , avec un délais d’attente de 3 mois avant de pouvoir le faire installer)

 Coût de l’installation de l’appareil:                  Entre 150$ et 300$ environ

Coût de la location de l’appareil :                     Environ 125$/mois

Coût des frais d’entretien de l’appareil :          Environ 70$/ 2 mois

 

2. Amende de 1000$ + frais

3. Dossier criminel (Limite l’accès aux États-Unis et peut poser certains problèmes reliés au travail, etc.)

 

SAAQ :

La Société de l’assurance automobile du Québec vous imposera deux conditions obligatoires pour récupérer votre permis de conduire*.

 

  1. Une rencontre avec un psychologue Pour valider entre autre votre comportement sur la route
  2. Votre participation au programme Alco-freins

Concernant principalement vos habitudes de consommations d’alcool.

 

Autres conséquences :

Une condamnation pour conduite avec facultés affaiblies demeure inscrite pour une période de 10 ans sur votre dossier de conduite.
Trois conséquences majeures en découlent :

 

  1. En cas de récidive, une sentence de prison de 30 jours minimum vous attends, de même que de fortes amendes et une suspension de permis prolongée.
  2. Le coût de vos assurances vont grimper en flèche! (Prévoyez des augmentations pour une période de 10 ans)
  3. Le prix de votre permis de conduire augmentera également*.

*Voir les coûts auprès de la SAAQ.
Tous les frais sont à la charge du conducteur.

 

Il s’agit ici de l’accusation la moins lourde. Si vous ajoutez des facteurs aggravants, comme par exemple : Un taux d’alcoolémie de plus de .161 mg, un refus de souffler dans l’ivressomètre, une conduite dangereuse, une récidive, un délit de fuite, des blessés, etc., toutes ces sanctions augmenterons : Plus longues suspensions, plus fortes amendes, plus de temps à conduire avec l’anti-démarreur éthylomètrique et même des peines de prison.

Pas sévères disiez-vous?

Publié le vendredi, 4 novembre, 2011 , Non classé

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